mardi 16 novembre 2010

Shirakawago - Takayama ou comment kiffer la vibe de l'automne au Japon...

La NUCB (mon école au Japon), a plein de défauts. Ses locaux kitchs, ses cours encore plus pipos qu'à l'EDHEC (sisi jvous jure c'est possible), ses mails surprises à base de "la police nous a dit qu'il y avait eu des émeutes à la résidence la nuit dernière" (true story, ils ont employé le mot émeute, enfin "riot" in english quoi!), ou encore "bonjour il est l'heure de payer vos charges de 60€, comment ça c'était pas prévu dans votre budget ?", mais aussi ses organisations foireuses en mode 50 personnes mais un bus de 30 personnes. Gestion de crise. Ca rentre pas ? Même en utilisant tous les strapontins dans le couloir du bus? Bon baaaaaa les étudiants en double diplôme vous n'allez pas à la visite de Toyota hein. Décision très juste oui oui oui.

Bon voilà ils sont pas vraiment au top du top, mais quand ils ont décidé de l'être, ils font vraiment pas semblant. C'est comme ça qu'on a eu la chance de découvrir Shirakawago et Takayama, d'admirer la splendeur des paysages automnaux, de dormir dans un bête d'hôtel et d'y voler les kimonos de nuit, de faire un mini karaoké dans le bus du retour. Pour tout ça, arigato gozaimasu NUCB !

Premier stop à Shirakawago. Petit village médiéval, mais classé patrimoine mondial s'il vous plaît. Un village montagneux dans une région reculée, qui a longtemps été coupé du monde. Particularité : ses maisons en toît de paille, son hiver hyper hyper rude, sa culture locale à très petite échelle. Quand on sort du bus, c'est un vrai plaisir pour les yeux. Tous ces arbres de couleur jaune, orange et rouge se confondent et forme un magnifique et très poétique paysage. Et malgré l'affluence de touristes venus admirer toute la beauté de ce village, on se sent bien ici.

Puis, Takayama. Littéralement la "haute montagne", puisque situé dans les alpes japonaises. Mais le surnom de la ville est "la petite Kyoto". Et pour cause, elle a le charme de la grande, avec ses petites rues typiques et ses différents temples. Nous, on s'est concentré sur le musée en plein air reconstituant un ancien village, l'ancienne préfecture qui habritait les chefs, les sous chefs, toutes leurs smalas et leurs domestiques. Mais aussi le boeuf d'Hida, la seconde meilleure viande du Japon après le boeuf de Kobe, et la surprise du jour : le sanctuaire de la secte Shukyo Mahikari. La flippe du jour aussi. On aperçoit le sanctuaire d'assez loin, tout est super grand, super haut, super imposant, super doré. Quand on rentre à l'intérieur, la démesure est encore de rigueur. Une immense salle de réunion pour se recueillir devant un autel rempli de fausse fleur et surplombé par un aquarium géant tout en longueur. Très étrange comme ambiance. A tout moment, t'as peur qu'un mec vienne t'hypnotiser avec son baratin et te manipuler pour que tu intègres son groupe de barges. Moi j'avais déjà l'impression d'être dans un état second face à tout ça. Heureusement, l'air frais de l'extérieur et le crépitement des feuilles rougeâtres sous mes pieds m'a fait vite revenir à la réalité, une superbe réalité. Pour la première fois, j'ai envie que l'automne dure toujours.