dimanche 26 septembre 2010

Tokyo : la foliiiiiiiie

En tant que capitale du Japon, Tokyo se devait de représenter à mes yeux tous les paradoxes de la culture nipponne. Pari gagné. Après avoir découvert le Tokyo traditionnel et le Tokyo des geeks, permettez moi de vous plonger dans le Tokyo de ouf. Le Tokyo crazy, le Tokyo qui te prend et qui te lâche pas, qui fait naître en toi des feelings encore inconnus, qui te fait penser que peut-être, c'est la ville que tu préfères au monde (même si ok, t'as visité que 3 pays avant...).

  • Ginza, luxe et volupté

Ginza est LE quartier des boutiques de luxe à Tokyo. On y croise toutes les grandes marques occidentales dont les boutiques sont au rez de chaussée de buildings immenses. Ces gratte-ciels à gogo rappellent un peu la 5e avenue à New York (non, j'y suis jamais allé mais on m'a dit que, donc je répète.). Mais au détour d'une rue de ce quartier plus que moderne, il est possible d'apercevoir une femme en kimono, qui se ballade tranquilement et slalome entre les hommes d'affaire. J'allais dire "les hommes d'affaire pressés" mais non, ici personne ne semble pris par le temps. Personne n'est stressé, personne ne court, personne ne crie. C'est un peu bizarre de se retrouver dans un quartier en apparence super dynamique mais qui en fait s'avère être d'une sérénité à toute epreuve.

Enfin, y a bien un endroit où c'est un peu la folie et où les gens sont moyens calmes...la boutique Abercrombie ! Une odeur de parfum masculin nous a conduit jusqu'à ce magnifique endroit. Après avoir halluciné une première fois en "visitant" celui de Londres, je n'ai pas été déçue de découvrir le magasin de Tokyo ! Déjà, j'ai vu des japonais bogoss. Et ça, franchement, c'est assez rare pour le noter. Le staff dansait beaucoup plus qu'à London, le magasin faisait au moins 3 étages de plus, et surtout, les vendeurs avaient un sens de l'accueil beaucoup plus développé : "hello what's going on ?" quand tu arrives, "hello what's going on ?" quand tu regardes un vêtement, et "hello what's going on ?" quand tu repars. J'avais juste envie de leur dire : "mais nothing's going on merde !". Mais j'ai rien dit, j'ai souris, j'ai dansé, et j'étais ravie.

  • Shibuya, un chien, une marée humaine

Pour commencer une journée/soirée de dingue à Tokyo, toujours se donner rdv devant la statue de chien de Shibuya. C'est LE point de rencontre de tous les tokyoites. Alors ne vous attendez pas à voir un truc gigantesque qui s'aperçoit dés que tu sors de la bouche de métro hein. Parce que perso c'est ce à quoi je m'attendais. En vrai, c'est une toute petite place, avec une toute petite statue d'un tout petit chien. Mais avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde qui s'aglutine autour, qui regarde sa montre avec impatience et qui se dit "mais putain mais qu'est ce qu'ils foutent bordel ? Ca fait trois plombes que j'attends !". L'histoire de cette statue est connue de tous les tokyoites. Le chien en question, de son nom Hachiko, est devenu une star nationale dans les années 30. En gros, il attendait chaque soir son maître à la sortie de la gare de Shibuya. Son maître a eu une attaque et n'est plus jamais revenu. Mais Hachiko a continué de l'attendre durant sept longues années, avant que lui aussi ne disparaisse. C'est devenu le héros de la fidélité et il a été empaillé, placé dans un musée et on a fait cette statue en son honneur. C'est mignon comme histoire hein ? Oui, je vous l'accorde, les japonais sont un peu bizarres...

Mais surtout, l'attraction number one à Shibuya c'est l'immense carrefour où chaque jour des centaines et des centaines de passants se croisent ! J'aurais tellement aimé vous montrer la vidéo que j'ai prise mais je n'arrive pas à la poster... Vous vous contenterez de la photo ! Ce qu'il faut savoir c'est que c'est réellement impressionnant. Lorsque le petit bonhomme se met au vert, une marée humaine surgit de toute part et ne laisse plus un petit bout de passage piéton libre. Et le truc c'est que tout se fait dans le silence. Perso j'avais juste envie de me mettre au milieu du carrefour et de voir cette vague m'emporter de tout les côtés et me déboussoler. Oui, je suis un peu maso...




  • Tokyo de haut, la folie des grandeurs

On ne pouvait pas visiter Tokyo sans prendre de la hauteur sur la ville, sans pouvoir observer tout ce monde de fou d'un autre oeil. Direction donc l'hotel de ville de Tokyo, qui se trouve dans le quartier de Shinjuku. C'est gratuit et le soleil commence à se coucher donc on profite bien de cette vue superbe. La question fatale se pose : mais où est le Mont Fuji ? Rien à l'horizon, à part des milliers et des millers d'immeubles et de gratte-ciels...d'ailleurs je ne sais toujours pas où s'arrête Tokyo !

Et comme deux fois valent mieux qu'une, on remet ça (cf pub avec Nicolas Anelka) avec la Tokyo Tower. Mais de nuit cette fois ! Alors, qu'on se le dise, la Tokyo Tower, les japonais ils en sont plus que fiers hein ! C'est leur Tour Eiffel à eux ! Non, c'est mieux que la Tour Eiffel ! Enfin c'est ce qu'ils essayent de te faire croire dans leur petit guide...Alors ok elle fait 333m vs 320 pour la frenchie, ok elle est plus légère (je vous jure ils comparent même le poids des deux tours dans leur prospectus !) mais bon déjà elle a été construite 70ans après et surtout, surtout, elle est moche ! De nuit, ça va, mais de jour, sérieux on dirait une grue le truc ! Pourquoi ils l'ont peinte en blanc et rouge ?? Bref, quoi qu'il en soit quand on est en haut on kiffe quand même pas mal la vue, toutes ces lumières, toute cette vie.




  • Tokyo by night, euphorie et démesure

Il est impossible de séjourner à Tokyo sans goûter à son ambiance de la night. D'une, parce que à 18h c'est déjà la night ici. De deux, parce qu'on peut juste pas resister à l'appel des immenses avenues et petites ruelles toutes plus illuminées les unes que les autres. Et de trois, parce que y a toujours un sénégalais pour venir te racoller et te ramener dans son pub de folie. Qui en fait, fait 10m² et s'apparente plus à une boîte de péripatetitiennes...

Quoi qu'il en soit, on est obligé de kiffer le Tokyo by night. Apres un dîner délicieux dans un suchi bar et avant de moover son body dans un des inombrables clubs pour les djeunz, on peut toujours croiser une sorte de fanfare, qui met joyeusement l'ambiance et te fait bouger bouger.

Merci Shibuya, merci Shinjuku, et surtout merci Roppongi.

  • Tsujiki, la fraîcheur et l'effervecence

Après une bonne soirée dans un des night club de Tokyo, pourquoi ne pas directement enchaîner avec la découverte du plus grand marché de poissons au monde ? C'est la question qu'on s'est posé avec mes copains d'echange. On a pas hésité très longtemps hein. Nous voilà à 5h du matin sur le marché de Tsujuki, au taquet pour manger du poisson frais et les meilleurs sushis du monde à ce qu'on dit.

Première déception, on arrive trop tard pour la criée. Ba sorry, on pensait que 5h c'etait déjà pas mal tôt quand même pour un marché...Deuxieme déception, les touristes ne sont vraiment mais vraiment pas les bienvenus ! On se fait dégager deux trois fois par un mec pas très cool semblant dire "eh mais bougez vous là, vous voyez pas quon travaille ici ?". Sisi, on a bien vu. Les caisses de poissons frais arrivent de partout et à toute allure, les gens nous bousculent, ça gueule, ça se presse, ça courre. Bref, j'avais jamais vu les japonnais comme ça. En tant que spectateur c'est assez impressionnant. On se sent tout petit et surtout on sait plus trop ce qu'on vient faire là finalement. Y a des cartons de partout, des mecs qui manquent de t'ecraser le pied voir la jambe, des thons rouges enoooooormes, des bruits de scie etc. Bref un autre monde.

Dernière déception, on a pas trouver de vrais restos à sushi ouverts à côté. Et faut dire qu'on était pas aussi frais que les poissons vendus, et que par conséquent on a préféré un bon petit déj occidental à base de café et de tartines de beurre. S'adapter on avait dit ? Pas faux.



vendredi 24 septembre 2010

Tokyo : la gamemania

On le sait tous, les japonais sont ultra fans de jeux vidéos et de mangas. Mais y a une petite différence entre le savoir, l'imaginer, et pouvoir participer et observer ce monde un peu particulier. Donc comme je suis une fille plutôt cool, j'ai testé pour vous l'insertion dans ce milieu étrange qui réuni geeks, skyzophrènes et filles de joie. Tout un programme.


  • LE quartier des amateurs de mangas/jeux vidéos = AKIHABARA

Pour pouvoir s'impregner au maximum de la manga attitude, le mieux, c'est de se rendre à Akihabara. Un quartier en plein Tokyo où lorsque tu sors du métro t'as l'impression d'être dans un monde parralèle.

En sortant, tu tombes sur des dixaines de boutiques d'éléctronique d'occaz. C'est sympa, y a moyen de trouver des trucs old school qui reviennent à la mode. Genre des postes radios de toutes les couleurs datant des années 90, en mode Beverly Hills avec Brandon et Kelly. Mais clairement y a pas grand monde ici, l'interet de ce quartier se trouve ailleurs...

En te promenant un peu, au début tu comprends pas trop ce qu'il t'arrive. Tous ces immenses buildings avec des affiches géantes d'héros de mangas te donnent le vertige. Tu te rends vite compte qu'en fait à l'intérieur de ces buildings il y a genre 15 étages uniquement reservés à la vente de mangas ! Et en gros, plus tu montes les étages, et plus ça se transforme en manga sexy voir carrément pornographique. Sympa comme principe.

Dans d'autres buildings, y a des centaines et des centaines de jeux vidéos où tu vois des mecs à fond, qui jouent leur vie sur ces machines et donnent absolument tout ce qu'ils ont (argent, temps, vie sociale...).

Si tu continues à errer comme un pauvre non-geek qui découvre la vie de ces êtres etranges, tu tombes nez à nez avec des pancartes assez choquantes. Alors certes, ça reste du dessin mais quand même, c'est bizarre non ? Et ces filles habillées en soubrette dans la rue qui te tendent des prospectus, c'est normal ? Oui ? Ah ok !

Vous l'aurez compris, ici on bascule vite vers les extrêmes. Et c'est saké bon. (ou pas)





  • L'EVENEMENT des amateurs de mangas/jeux vidéos : le Tokyo Game Show

Bon qu'on se le dise, les jeux vidéos pour moi c'est PES/FIFA et Mario. J'ai une DS mais je n'y joue jamais car j'ai fini les SIM'S...et basta. Donc autant vous dire que je venais vraiment en touriste à cet événement apparemment très attendu qu'est le Tokyo Game Show.

Alors déjà ce qui m'a plu, c'est qu'on a pas fait la queue. Si vous me connaissez un petit peu, vous savez que j'adore attendre, que ma plus grande qualité est la patience. Bon ba là j'ai pas eu besoin de la mettre en pratique car les japonais n'avaient pas le temps pour la blague. Bim bim et en 3minutes chrono les 500 personnes qui étaient descendus du métro en même temps que nous étaient tous à l'intérieur. Assez ouf comme organisation.

En rentrant je me suis dit "whahouuu", limite j'avais envie de toucher à tout, de me prendre pour une grosse gameuse et de faire tous les stands. Mais je ne pouvais pas et ce pour plusieurs raisons. 1) c'était blindé de monde. Pour avancer d'un stand à l'autre tu mettais 20minutes minimum. 2) c'etait blindé de monde. Les gens faisaient la queue pendant des heures et des heures pour pouvoir enfin découvrir en avant première LE jeu qui leur fera oublier le monde réel jusqu'à leur propre prénom. 3) je ne connaissais AUCUN jeu, mais genre vraiment rien. Et là quand j'ai vu le stand de Mario, j'étais hystérique. 4) j'etais énervée de voir toutes ces meufs inutiles qui présentaient les jeux vidéos. De vraies potiches. Tu vois le salon de l'auto ? Ba x10 ! Tous les mecs les prenaient en photos et elles, elles souriaient niaisement avec leur gueule de sailormoon.

Du coup, vu que je ne pouvais pas aller contre ma nature de non-gameuse, j'ai préféré regarder les cosplay se pavanner. Mais qu'est-ce qu'un cosplay me diriez-vous ? Selon wikipedia, "cosplay est un mot-valise composé des mots anglais costume et playing, c'est une pratique consistant à jouer le rôle de personnages de mangas, films, jeux vidéos, en reprenant les mêmes costumes, coiffures et maquillages". Bon en gros ce sont de vrais tarés qui se baladent dans la rue habillés comme leurs héros sauf que ce n'est ni le jour du carnaval ni celui d'halloween et que personne ne trouve ça bizarre. Sauf les petits touristes de notre genre.

Au bout d'1h30 mon insertion dans ce monde de fou prend fin. Jsuis assez heureuse d'avoir pu participer à un événement de ce type même si apparemment les connaisseurs n'ont pas trouvé ça ouf. Pour une petite joueuse comme moi c'était une bonne expérience.




jeudi 23 septembre 2010

Tokyo : la tradition

Quand je n'etais encore qu'une inculte de la culture nippone et que je pensais à Tokyo, je me disais "c'est beaucoup trop une grande ville pour moi, ça doit être oppressant, une vraie fourmillière" etc.
Bon, comme tout le monde ça m'arrive d'avoir tort (mais avouez que c'est pas souvent!). Parce que la ville de Tokyo, aussi immense soit elle, regorge aussi de trésors plus traditionnels et peut très vite vous plonger dans un Japon à l'ancienne, avec son lot de zenitude et d'histoires merveilleuses.
  • Première visite de Tokyo traditionnel : ASUKASA

Les premiers pas dans ce quartier annoncent direct la couleur : ici, c'est pour les touristes, ok ? Pour arriver au temple Senso-ji, il faut traverser une longue galerie de petites boutiques de souvenirs. Moi perso, je voulais absolument trouver un bouiboui pour accrocher à mon portable (totalement "in" ici, je vous en reparlerais), mais 3€ la petite geisha portative, non merci !

Donc on se ballade tranquilou gilou en regardant à droite à gauche ce qu'on pourrait bien ramener à Tatie Jannine, lorsque deux étudiantes jap nous interpellent. Premier choc : elles parlent anglais !!! Youhouuuuuu !!! Bon on répond gentiment à leur questionnaire sur "pourquoi on est venu au Japon et qu'est qu'on y aime" et je me lâche pour la dernière question "de quoi être vous le plus fier dans votre pays ?", "baaaaa le pain, le vin, et le fromage pardis!". Je ne suis pas du tout dans les stéréotypes, et c'est saké bon. A la fin j'ai rajouté "et la Tour Effeil", histoire d'enfoncer la chose...

Bon et puis ba il faut bien y rentrer dans ce temple, mince ! Mais minute papillon, avant ça, il faut se purifier, héhé ! Comment ? Ba tu vois le petit puit avec de l'encens à l'interieur ? Ba tu ramènes la fumée vers toi et je crois. Et puis tu vois la fontaine avec les cuillères en bois là ? Ba tu prends de l'eau, tu laves la papatte droite, puis la gauche et ensuite tu bois l'eau. Et là, t'es purifié. Magique.

Allez, il faut rentrer dans le temple maintenant. Y a pas à dire, c'est magnifique. Et ça, ça se passe de commentaires débiles.











  • Deuxième découverte de la tradition à Tokyo : les jardins du Palais Impérial

C'est sous un cagnard de folie et après une non-nuit que les plus courageux d'entre nous se sont rendu au centre de la ville pour y découvrir les jardins du Palais Impérial. Déjà, on avait fait une tentative la veille, mais comme de par pur hasard ba le vendredi c'était fermé dis-donc. Le début d'une série de poisses (pas si grave finalement).

Ce qu'il faut savoir quand on rentre dans ce lieu, c'est qu'on ne peut pas voir le fameux palais. Enfin, on voit sa silhouette au loin, il est là, majestueux, à vous narguer et semble dire "sorry baby, ça va pas être possible". En réalité, le palais ouvre ses portes deux jours dans l'année : le 23 décembre, jour de l'anniversaire de l'empereur et le 2 janvier, pour la présentation des voeux. Deux jours où je ne serais pas au Japon, la poisse je vous disais.

Malgré tout, la promenade dans les jardins du palais vaut le détour. Déjà, pour l'incroyable précision avec laquelle sont taillés les arbres et tondue la pelouse. Je suis fan. Et puis, lorsqu'on est entouré d'autant de verdure on a du mal à se dire qu'on est en plein centre de Tokyo. Les buildings au loin nous le rappellent et le contraste est saisissant. Je suis re-fan. Alors biensûr, il faut raser les chemins pour trouver de l'ombre. Mais bon, ça n'a pas l'air de déranger tous les japonnais qui font leur footing le long des canaux, à 12h, sous 45°C comme si c'etait tout à fait normal...



  • Mais la tradition nippone c'est aussi... LES SUMOS !!

En vrai, les combats de sumos c'était LA raison de ma venue à Tokyo. Parce que la saison des tournois s'arretaient bientôt et que je ne voulais absolument pas rater ça. Je ne regrette pas mon choix. C'était im-pre-ssion-nant !

Déjà en rentrant on en prend plein les yeux. Le lieu est immense et superbe. On peut facilement s'impregner de l'esprit de ce "sport" alors même que la salle est vide. Et puis, quand commencent les combats, on est transportés par cette atmosphère indescriptible, à croire qu'on a participé à ça toute notre vie! Alors non, les sumos ne sont pas que des gros plein de soupe, brutes et bridés. Ici, ils sont perçus comme des demi-dieux, les gens les vénèrent, les filles sont à leur pied. Dans la salle, on entend des cris de femmes, admiratives de ces athlètes assez spéciaux. En gros ici, si t'es sumo, t'es un vrai bogoss serial choppeur. Dur à croire mais c'est vrai. En plus, ils sont pas tous bridés. J'ai été assez surprise de voir qu'il y avait des sumos européens, et qui se débrouillaientt pas trop mal ! C'etait cool de voir que les sumos peuvent aussi être poilus et que personne ne les juge pour ça (complexe portuguesh) !

On les juge uniquement sur leur performance. C'est à dire est-ce que oui ou non le gros de droite va faire sortir du rond central le gros de gauche ? Mais avant d'avoir la réponse à cette question fatidique, y a un sacré suspens. Ba oui ce serait trop facile sinon les gars ! Donc en gros les deux sumos entrent en scène et là commence toute une cérémonie où il faut qu'ils lèvent la jambe gauche, puis la droite (ils sont sacrément souples !). Ils retournent au centre et se mettent l'un en face de l'autre. Là, tu crois que ça va commencer. Mais en fait non. En fait, ils se re-séparent et vont prendre un peu de sel pour le jeter au centre du "ring". Intimidation garantie. Ils se replacent face à face. Mais là ça commence toujours pas. Il faut encore qu'ils aillent chacun de leur côté s'essuyer le visage et les aisselles, ba oui ils ont transpirés avec tant d'efforts attend ! Bon ça commence enfin. Wahou c'est violent un peu leur truc, pourquoi ils se foutent des doigts dans l'oeil ? Ah ça y est c'est fini là ? Ah ok...

En gros un combat = 3min de préparation et 30 sec de fight pure. On s'y fait. Faut juste pas être au premier rang, sinon y a moyen que tu prennes cher, très cher. Un sumo de 200kg sur toi, ça peut faire mal. Nous on etait au dernier rang, place stratégique. Ou pas. Juste la moins chère. Crevaaaaards !

Et parce que les images parlent d'elles mêmes :



jeudi 16 septembre 2010

Petite virée à Inuyama

Le risque de n'avoir presque jamais cours c'est de rester cloitré dans son ptit nid douillet, à matter des séries et à bouffer des makis achetés au supermarché du coin. C'est de devenir une grosse loque humaine et d'oublier qu'on est venu au Japon pour DECOUVRIR le pays ! Heureusement que je vis en communauté et que l'effet de groupe aide. Avec quelques un de mes partenaires de galère, on a entrepris de se bouger la nouille pour visiter un peu les alentours de Nagoya. A commencer par Inuyama !


Comme dans toutes les petites villes japonaises, il y a un château à Inuyama. Donc passage obligé par ce monument, entouré d'une sorte de parc pas très homogène mais mignon tout de même. Après quelques escaliers raides à monter, on a le droit à une vue superbe sur les collines et le fleuve environnants.






Particularité d'Inuyama : son pavillon du thé et son magnifique jardin Uraku-en.
Après une courte ballade au milieu de la verdure, on a testé pour vous la cérémonie du thé. Enfin en fait on a pas vraiment eu le droit à une "cérémonie", juste à payer 500yens pour manger une patisserie infâme en forme d'oeil et boire de la soupe d'epinard qui est censée être un concentré de thé vert...heureusement que c'est bon pour la santé !





Mais le must du must à Inuyama, c'est de participer à la pêche aux cormorans ! Je ne connaissais absolument pas cette pratique mais ça vaut clairement le détour. Transportés de nuit par une petite barque sur le fleuve, on assiste pour le coup à une vraie cérémonie. Les pêcheurs ce ne sont pas les hommes, mais ces oiseaux noirs immenses qui font un peu peur au premier abord. Ils sont tenus en laisse par un homme qui manie les différentes cordes avec dexterité. Dés qu'ils plongent pour pêcher un poisson, ils sont ramenés un à un sur la barque et étranglés (désolé Brigitte B) pour faire ressortir les poissons de leur gosier. Toute une technique. Toute une tradition.