- Première visite de Tokyo traditionnel : ASUKASA
Les premiers pas dans ce quartier annoncent direct la couleur : ici, c'est pour les touristes, ok ? Pour arriver au temple Senso-ji, il faut traverser une longue galerie de petites boutiques de souvenirs. Moi perso, je voulais absolument trouver un bouiboui pour accrocher à mon portable (totalement "in" ici, je vous en reparlerais), mais 3€ la petite geisha portative, non merci !
Donc on se ballade tranquilou gilou en regardant à droite à gauche ce qu'on pourrait bien ramener à Tatie Jannine, lorsque deux étudiantes jap nous interpellent. Premier choc : elles parlent anglais !!! Youhouuuuuu !!! Bon on répond gentiment à leur questionnaire sur "pourquoi on est venu au Japon et qu'est qu'on y aime" et je me lâche pour la dernière question "de quoi être vous le plus fier dans votre pays ?", "baaaaa le pain, le vin, et le fromage pardis!". Je ne suis pas du tout dans les stéréotypes, et c'est saké bon. A la fin j'ai rajouté "et la Tour Effeil", histoire d'enfoncer la chose...
Bon et puis ba il faut bien y rentrer dans ce temple, mince ! Mais minute papillon, avant ça, il faut se purifier, héhé ! Comment ? Ba tu vois le petit puit avec de l'encens à l'interieur ? Ba tu ramènes la fumée vers toi et je crois. Et puis tu vois la fontaine avec les cuillères en bois là ? Ba tu prends de l'eau, tu laves la papatte droite, puis la gauche et ensuite tu bois l'eau. Et là, t'es purifié. Magique.
Allez, il faut rentrer dans le temple maintenant. Y a pas à dire, c'est magnifique. Et ça, ça se passe de commentaires débiles.
- Deuxième découverte de la tradition à Tokyo : les jardins du Palais Impérial
C'est sous un cagnard de folie et après une non-nuit que les plus courageux d'entre nous se sont rendu au centre de la ville pour y découvrir les jardins du Palais Impérial. Déjà, on avait fait une tentative la veille, mais comme de par pur hasard ba le vendredi c'était fermé dis-donc. Le début d'une série de poisses (pas si grave finalement).
Ce qu'il faut savoir quand on rentre dans ce lieu, c'est qu'on ne peut pas voir le fameux palais. Enfin, on voit sa silhouette au loin, il est là, majestueux, à vous narguer et semble dire "sorry baby, ça va pas être possible". En réalité, le palais ouvre ses portes deux jours dans l'année : le 23 décembre, jour de l'anniversaire de l'empereur et le 2 janvier, pour la présentation des voeux. Deux jours où je ne serais pas au Japon, la poisse je vous disais.
Malgré tout, la promenade dans les jardins du palais vaut le détour. Déjà, pour l'incroyable précision avec laquelle sont taillés les arbres et tondue la pelouse. Je suis fan. Et puis, lorsqu'on est entouré d'autant de verdure on a du mal à se dire qu'on est en plein centre de Tokyo. Les buildings au loin nous le rappellent et le contraste est saisissant. Je suis re-fan. Alors biensûr, il faut raser les chemins pour trouver de l'ombre. Mais bon, ça n'a pas l'air de déranger tous les japonnais qui font leur footing le long des canaux, à 12h, sous 45°C comme si c'etait tout à fait normal...
- Mais la tradition nippone c'est aussi... LES SUMOS !!
En vrai, les combats de sumos c'était LA raison de ma venue à Tokyo. Parce que la saison des tournois s'arretaient bientôt et que je ne voulais absolument pas rater ça. Je ne regrette pas mon choix. C'était im-pre-ssion-nant !
Déjà en rentrant on en prend plein les yeux. Le lieu est immense et superbe. On peut facilement s'impregner de l'esprit de ce "sport" alors même que la salle est vide. Et puis, quand commencent les combats, on est transportés par cette atmosphère indescriptible, à croire qu'on a participé à ça toute notre vie! Alors non, les sumos ne sont pas que des gros plein de soupe, brutes et bridés. Ici, ils sont perçus comme des demi-dieux, les gens les vénèrent, les filles sont à leur pied. Dans la salle, on entend des cris de femmes, admiratives de ces athlètes assez spéciaux. En gros ici, si t'es sumo, t'es un vrai bogoss serial choppeur. Dur à croire mais c'est vrai. En plus, ils sont pas tous bridés. J'ai été assez surprise de voir qu'il y avait des sumos européens, et qui se débrouillaientt pas trop mal ! C'etait cool de voir que les sumos peuvent aussi être poilus et que personne ne les juge pour ça (complexe portuguesh) !
On les juge uniquement sur leur performance. C'est à dire est-ce que oui ou non le gros de droite va faire sortir du rond central le gros de gauche ? Mais avant d'avoir la réponse à cette question fatidique, y a un sacré suspens. Ba oui ce serait trop facile sinon les gars ! Donc en gros les deux sumos entrent en scène et là commence toute une cérémonie où il faut qu'ils lèvent la jambe gauche, puis la droite (ils sont sacrément souples !). Ils retournent au centre et se mettent l'un en face de l'autre. Là, tu crois que ça va commencer. Mais en fait non. En fait, ils se re-séparent et vont prendre un peu de sel pour le jeter au centre du "ring". Intimidation garantie. Ils se replacent face à face. Mais là ça commence toujours pas. Il faut encore qu'ils aillent chacun de leur côté s'essuyer le visage et les aisselles, ba oui ils ont transpirés avec tant d'efforts attend ! Bon ça commence enfin. Wahou c'est violent un peu leur truc, pourquoi ils se foutent des doigts dans l'oeil ? Ah ça y est c'est fini là ? Ah ok...
En gros un combat = 3min de préparation et 30 sec de fight pure. On s'y fait. Faut juste pas être au premier rang, sinon y a moyen que tu prennes cher, très cher. Un sumo de 200kg sur toi, ça peut faire mal. Nous on etait au dernier rang, place stratégique. Ou pas. Juste la moins chère. Crevaaaaards !
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